La voie de l'Humanité

 

Un article de Livingstone.

La voie de l'Humanité, la troisième voie,

la biopolitique

Entre la gauche et la droite, le yin et le yang (et vice versa pour éviter les susceptibilités et interprétations hasardeuses), il y a peut-être une troisième voie.

Il ne s'agit pas de créer une voie « au centre » : l'équilibre qui n'est pas en perpétuel déséquilibre est un équilibre mort. Une troisième voie serait plutôt comme la couleur verte par rapport au rouge et au bleu. Le vert n'est pas un mélange des deux autres, et elle ne les contient pas non plus.

Il ne s'agit pas de recréer un parti « écolo » : l'écologie fait partie de la politique au même titre que l'économie.

Il s'agit de mettre en pratique l'esprit hôdon, et de libérer l'Humain de la domination de l'Humain.

Comment faire si l'esprit dominant fait partie intégrante de notre nature au même titre que la sexualité ou l'agressivité ?

Seule la connaissance du fonctionnement de notre cerveau peut y aboutir. Cette connaissance doit être largement répandue (c'est l'une des raisons de ce site) sinon elle sera un outil des plus sophistiqués en possession des dominants.

Faisant partie de notre structure même, on ne peut éradiquer nos modes de pensées, nos sentiments ou nos émotions, mais on peut les canaliser par sublimation. On pense que le moteur de ces comportements est la survie. La survie au sens le plus large incluant aussi bien chaque seconde qui nous pousse à dépasser l'inconfort de la finitude de notre horizon spatio-temporel que la projection de tous nos rêves dans l'après-vie.

L'éducation semble être donc le moyen incontournable. Il semblerait que l'éducation soit entre autres l'un des facteurs favorisant l'esprit de compassion, l'un des meilleurs inhibiteurs de violence à autrui.

Apprendre à tout le monde le fonctionnement du cerveau revient à enseigner à tous les « arts martiaux ». Cela ne veut pas dire que chacun va pouvoir se battre à sa guise, mais que chacun saura quelles sont les ressources de l'autre et donc ne se laissera pas influencer par des épouvantails ou des miroirs aux alouettes. Il sera à même de négocier la paix puisqu'il connaîtra les points faibles de l'un et de l'autre. Il sera apte à tenir ce type à dire : « Certes, maintenant, vous êtes plus fort que moi, mais vous avez besoin de moi, alors au lieu d'oeuvrer en ennemi travaillons en synergie ». C'est l'un des grands conseils de « l'art de la guerre » : réussir à transformer un ennemi en allié.

Si l'éducation est un passage obligé de civilisation, il faut éviter que cette même éducation soit un formatage. Au contraire, il faut que l'éducation soit source de créativité, de remise en cause de tous les prêts-à-penser. Cela implique que l'éducation ne soit au service ni d'un dieu, ni d'un futur patron, ni d'une démarche élitiste de domination d'autrui. Mais il ne faut pas néanmoins confondre et écarte la formation professionnelle qui est un autre sujet.

La Charte de Hôdo devrait être l'unique contrainte et l'unique but de ce type d'enseignement qui serait « obligatoire ». En dehors de ce point capital, chaque enseignant, chaque établissement devrait pouvoir enseigner selon sa pédagogie propre à ses élèves. C'est dans la diversité que s'enrichit la créativité. Si l'esprit d'élitisme est écarté, l'association enseignante enseignée devrait être libre et ne devrait pas être une menace pour les plus démunis dans tous les sens (intellectuel, financier, psychique, contextuel...). Chacun devrait trouver sa place sous le Soleil, sans honte et sans vanité. Chacun devrait pouvoir trouver le « couple éducatif » qui lui convient en fonction des affinités et des compétences au lieu de vouloir ou devoir rentrer de force dans des moules conformes aux impératifs, à la fois du bien-pensant, du politiquement correct et surtout du rentable. Évidemment, ce type d'enseignement risque de briser les valeurs couramment admises de la culture du moment. Mais en même temps, elle n'en ferait disparaître aucune puisque le système serait libre. C'était le sens de l'Université. C'est ce qu'il faut retrouver, préserver et étendre à toutes les strates de l'éducation.

Cette éducation devrait logiquement conduire à acquérir de nouvelles valeurs sociales comme :

  • Vivre en consommant ce qu'il faut pour vivre bien peut se faire sans « consommer » pour faire tourner la machine économique. Cette attitude serait facilitée en désacralisant l'argent :
    • Connaître les véritables coûts énergétiques permettrait de réduire les achats/constructions antiécologiques.
    • Cela n'empêcherait pas les plus values contextuelles, émotionnelles chères dans l'argumentation des libéraux, mais imposerait de payer tout travail et tout produit de toute la Terre de la même manière sans consommer sur le dos des « pauvres ».
  • Apprendre l'humilité, c'est aussi accepter que la vérité soit partagée. C'est entre autres participer aux actions d'autres mouvements proches de l'esprit hôdon. Personne ne peut tout faire et malgré la bonne volonté personne ne peut tout savoir et tout comprendre de la même manière. Être humble, c'est ne pas forcer nos alliés et nos amis à croire ce que nous croyons sans que cela signifie d'ailleurs que nous renonçons à nos convictions. Partager ses connaissances sans prosélytisme, sans dogmatisme, sans démagogie, sans jugement ni moral ni intellectuel, c'est Respecter toute intelligence ainsi que son support (première loi de la Charte de Hôdo)

Tous les mouvements de « conflits », quelle qu'en soit la dimension, sont souvent motivés pour (r)établir une certaine vérité. Accepter qu'elle ne soit l'apanage de personne, c'est déjà désamorcer de nombreuses guerres. Les guerres dépendent souvent de l'argent pour l'armement et des idéaux pour motiver les combattants du front. Relativiser ces deux sources, c'est éviter de faire couler le sang et les larmes pour quelques dominants qui tout compte fait veulent asseoir leur bonheur égoïste en faisant croire que tout le monde en profite.

 la charte de Hôdo en PDF